
est née en 1949 à Saint-Gilles-Les-Hauts, dans la commune de Saint-Paul,
Île de La Réunion, où elle passe toute son enfance jusqu’à l’âge de onze ans.
Ensuite, sa famille déménage pour s’installer à Vue-belle puis à L’Hermitage-Les-Hauts ;
Marie-Renette continue alors sa scolarité au collège de la Saline-Les-Hauts
jusqu’à la classe de troisième. Pendant les vacances de l’été austral de cette
année-là, pour des raisons professionnelles, ses parents quittent la région
ouest pour aller habiter dans l’est de l’île, à la Rivière-Du-Mât. La jeune
fille commence alors à connaître la vie en pension. En effet, sur les conseils
de la directrice du collège, qui ne veut pas perdre une très bonne élève, son
père la laisse continuer cette année charnière sans la changer d’établissement.
C’est ainsi qu’à quinze ans à peine, elle devient pensionnaire chez les sœurs de
la petite ville des hauts de l’ouest et ne pourra voir sa famille pendant
plusieurs mois.
Après avoir
passé avec succès son brevet, elle se retrouve tantôt à l’internat, tantôt en
pension de famille à Saint-Denis, Marie-Renette fréquente le lycée Juliette Dodu
puis le baccalauréat en poche, elle s’inscrit à la faculté de Lettres Avenue de
la Victoire.
Elle devient
enseignante. Elle connaît un réel épanouissement dans l’exercice de ce métier.
Durant de longues années, elle transmet son savoir à de jeunes enfants de
plusieurs régions de l’île. Du lycée à la maternelle en passant par le collège
et le primaire, elle fait l’expérience d’un travail exaltant à tous les niveaux.
Mais
l’enseignante pense déjà à autre chose. Grande lectrice depuis son plus jeune
âge et admiratrice de certains écrivains célèbres comme Sand, Hugo, Zola,
Maupassant, Flaubert, Bazin ou Giono en passant par Steinbeck, Hemingway, Emily
Brontë ou Margaret Mitchell, Troyat, Tolstoï et tant d’autres…, Marie-Renette
décide de mettre en valeur ses talents acquis durant toutes ces années d’étude
et de travail en devenant écrivain elle aussi.
En 1991,
Après une assez longue carrière, à quarante-deux ans, elle se retire donc de
l’enseignement pour se consacrer entièrement à l’écriture, un rêve qu’elle veut
réaliser à tout prix.
En 1993,
M-R Tacite-Agénor publie son premier livre chez Azalées Editions,
avec « Sept Contes Créoles » : des histoires extraordinaires de
tradition orale pour certaines ou complètement imaginées pour d’autres. Dans ces
écrits destinés surtout à la jeunesse, l’auteur n’hésite pas à aborder
différents volets du passé historique de l’île comme l’esclavage, par exemple.
Le titre « Amédée et Clémence » a été repris et mis en ballet par
une école de danse lors de la célébration du 150ème anniversaire de l’abolition
de l’esclavage. L’auteur aborde également dans ses contes des problèmes de tous
temps comme le chômage, le refus de la misère, la mobilité… Plusieurs textes ont
été repris par des associations et montés sous forme de pièces de théâtre jouées
par des enfants ou des adultes. Depuis sa première parution en 1993, «
Sept contes créoles » a été réédité plusieurs fois par la même maison
d’édition réunionnaise et connaît toujours le même succès.
M-R
Tacite-Agénor écrit ensuite « Myrose et Nicolas : le temps qu’il fait »
publié chez Azalées Editions en 1995. Ce sont trois petits récits
réunis en un livre où l’enfant réunionnais peut s’identifier dans la vie de tous
les jours à travers un thème, celui du temps. Ici, l’auteur met en valeur le
vécu de l’enfant, son environnement, sa culture. L’album peut être utilisé comme
outil de base à l’expression orale ou écrite, à la lecture. Un autre objectif
important y est développé : en effet, l’éducation morale et matérielle qui se
dégage des textes ne demande qu’à être exploitée et réinvestie. Dès 1995,
l’auteur a pour objectif la réalisation d’une série d’albums « Myrose et
Nicolas » sur différents thèmes comme le marché, la famille, les fêtes…
En 1997,
l’écrivain délaisse momentanément l’écriture pour la jeunesse et publie un
essai : « La Réunion, l’Education en Question », chez Azalées
Editions : un livre sérieux qui invite à la réflexion, où elle met en
évidence les différents problèmes dans l’éducation de l’enfant, les causes de
l’échec scolaire, elle fait également des propositions pour plus de réussite.
… « Dans un style limpide au vocabulaire simple,… le développement de
l’ouvrage suit une méthode scientifique, point par point, allant du constat, du
vécu des échecs scolaires, à la recherche des causes du mal, pour arriver à
proposer des remèdes qui ne sont pas utopiques. » ( Propos de J. Lougnon).
Cela vaut à M-R Tacite-Agénor un succès immédiat dû sa clairvoyance et à
la pertinence de ses propos.
En 1998, son
attachement aux enfants fait revenir M-R Tacite-Agénor au conte. Elle
publie son titre : « Au Royaume des Gardiens Volcan » récit
fabuleux où elle tente d’attirer l’attention sur la grande richesse, la beauté
de notre environnement et au respect que nous lui devons. « Gardiens
volcan » : à la Réunion, île volcanique et grandiose, c’est ainsi que
l’on surnomme les personnes à la chevelure rousse. L’auteur utilise l’expression
imagée de la langue locale pour créer le merveilleux, l’imaginaire du conte. Et
si les « Gardiens volcan » existaient ?…
En 1999,
M-R Tacite-Agénor publie deux autres titres sur le thème de Noël à La
Réunion. Dans « Contes et Récits de Noël à La Réunion »
l’écrivain passe aisément du merveilleux fantastique à la pure réalité parfois
difficile à vivre pour ses héros. Noël il y a longtemps ou Noël aujourd’hui,
Noël à la ville ou Noël dans les hauts de l’île, chacun s’y retrouve. L’auteur
n’hésite pas à faire revivre les personnages de légendes réunionnais comme
Ti-Jean, Grand-Mère Kalle ou Grand-Diable. Deux contes et deux récits réunis en
un livre qui connaît un grand succès. Un projet de réédition est en court.
Toujours sur
le thème de Noël, dans son album « Noël créole pour Fifi Brise-Tout »
destinés aux plus petits et… à leurs parents, avec une petite note d’humour,
M-R Tacite-Agénor met l’accent sur le gaspillage de jouets au moment de
Noël… ( pour certains enfants). L’histoire est plaisante et bien adaptée aux
contextes actuels en ce qui concerne la profusion (trop facile) de jouets, de
cadeaux au moment de la fête de Noël. Et si le Père Noël réfléchissait un peu à
cette question ?…
En 2001,
Le CEP Palmiplainois et Les Editions du Piton Des Neiges publient «
Contes Palmiplainois ». Ce titre comprend trois histoires ayant
pour décor La Plaine-des-Palmistes, village ou l’auteur s’est établie
définitivement. L’écriture a été réalisée par des enfants du collège de La
Plaine-des-Palmistes sous la direction littéraire de M-R Tacite-Agénor.
Grande habituée des écoles, elle ne cesse de participer aux projets d’expression
littéraire dans des établissements de toute l’île. Elle réalise ainsi avec les
jeunes élèves de primaire ou de collège des dizaines et des dizaines de travaux
d’écriture, contes , récits, pièce de théâtre… qui ne peuvent être tous publiés
malheureusement.
En août 2003,
l’écrivain, intarissable, signe son premier roman chez Azalées Editions.
« Demain, un autre jour », dédié aux femmes réunionnaises est un
beau roman d’espoir qui s’inscrit dans la réalité locale avec pour thème les
conditions féminines. Le regard d’une jeune fille sur les relations entre ses
parents, rejet d’une position peu enviable de la femme au sein du couple,
révolte, engagement dans la lutte pour le changement, découverte de l’amour, une
vraie saga… dans un style tout à fait nouveau roman, pour traiter ce sujet
difficile, M-R Tacite-Agénor ose et mêle avec harmonie les éléments d’une
langue maternelle colorée à la langue élaborée tout en restant dans la lignée
des écrits de la francophonie.
En Mars
2005,l’écrivain publie, chez Azalées Editions, un second roman ayant pour
titre « Une cinquième saison » qui fait suite à « Demain,
un autre jour ». Dans ce deuxième roman, l’histoire de l’héroïne
continue, elle met en évidence les multiples difficultés qui empêchent de
réussir parfaitement une vie de couple. Le thème est le même que pour le premier
roman, les conditions de la femme, sauf que dans celui-ci, ce n’est plus le
regard de la jeune fille sur les relations entre un père dominateur et une mère
craintive, esclave, dans « Une cinquième saison » il s’agit de
l’apprentissage de la vie à deux, l’héroïne fait l’expérience de la femme :
épouse et mère, face à un homme qui ne joue pas toujours son propre rôle. La
lutte continue, avec tous les aléas d’un destin sans cesse remis en cause.
Cependant, le livre se termine sur une note optimiste. Il s’agit d’un roman
d’apprentissage qui n’a rien à envier aux plus grands.
En décembre
2005, un second tome de la série « Myrose et Nicolas » paraît
enfin chez Azalées Editions. Dans « Myrose et Nicolas, le marché »
a travers les trois récits riches en couleurs locales, M-R Tacite-Agénor propose
les mêmes objectifs que dans le premier tome. La différence c’est que cette
fois, l’album est enrichi par un volet de fiches pédagogiques qui permet à
l’enfant d’aborder une vraie lecture active. En effet dans ce nouveau tome, le
plaisir de lire est directement associé à celui de s’amuser à répondre aux
questions de compréhension, à découper, à coller ou à colorier.
M-R
Tacite-Agénor, très prolifique en écriture, a différents travaux en
préparation : des contes, des récits ainsi que des romans, des nouvelles ou
autres essais… sans oublier les projets de réédition de ses titres déjà épuisés.
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